Profitant de la Saint Gaston, samedi dernier, le collectif des Alternatives avait invité 2 intervenants pour un débat sur les ondes électromagnétiques issues des antennes relais mais aussi des nouveaux outils de communication qui se développent actuellement.


De plus en plus d'utilisateurs

« Le nombre d'abonnements à la téléphonie mobile dépasse maintenant les 61 millions, soulignait l'intervenant de la Buzzkompany. Mais il ne faut pas confondre les clients et les habitants ! Il n'y a pas 61 millions de possesseurs de téléphones portables, ou alors il faut croire que les enfants de moins de 6 ans ont tous un portable ! » L'association qui est ouvertement contre l'utilisation de ce « gadget de destruction massive » diffuse un badge ayant vocation à entraîner le dialogue entre les utilisateurs de ces technologies et ceux qui s'y opposent. « Nous invitons tout le monde à participer, le 6 février prochain, pour la Saint Gaston, à un test d'une journée sans portable. Coupez vos téléphones portables, n'appelez pas un portable et profitez un peu du temps pour dialoguer avec ceux qui vous entourent plutôt qu'avec ceux qui sont accrochés à leurs téléphones ! »

Des taux 20 à 40 fois supérieurs qu'en Suède

Toujours est il que ce nombre grandissant d'utilisateurs et l'ajout de nouvelles fonctionnalités telle que la télévision ou encore Internet sur les téléphones portables a amené les opérateurs à installer de nouveaux équipements de plus en plus puissants. « En France le taux d'émission des antennes relais est de 20 à 40 fois supérieur à celui de la Suède », soulignait le deuxième intervenant, Anthony Davy, géobiologue. « Ce taux est très élevé et implique donc que nous sommes, au quotidien, baignés dans un brouillard électromagnétique important. Cette exposition peut entrainer chez certaines personnes des dérèglements du côté du sommeil, de la concentration et dans les cas les plus graves des leucémies et donc des cancers ! » 

Wifi, téléphones sans fils et TNT

Nous sommes en permanence exposés à 2 types de champs électromagnétiques, les basses fréquences émis par les réseaux électriques ainsi que les hautes fréquence comme ceux diffusés par les bornes Wifi ou encore les téléphones sans fils. A l'aide d'un appareil de mesure adapté, Anthony Davy aura ainsi montré la puissance d'émission d'une base de téléphone équivalente à celle d'un four micro-onde ouvert. « Je ne peux que conseiller aux gens de débrancher le système Wifi ou encore se passer de téléphone sans fils si ils veulent éviter d'être soumis à ces rayonnements importants ! Avec l'arrivée de l'UMTS (le système de télécommunications mobiles universelles) il apparaît que les émissions des antennes relais touchent les habitants jusqu'à plus de 300m ! Et là il n'y a pas de protection possible ! » concluait-il.

Un collectif de vigilance 

Pas de protections certes, mais Anthony Davy et d'autres habitants proches d'antennes relais à Trégunc ont créé un collectif de vigilance, Bien vivre à Trévignon, pour alerter les riverains et les élus. Après quelques mois de mobilisation ils ont ainsi réussi à convaincre le maire, Jean-Claude Sacré, de faire une étude indépendante pour relever les taux sur différents secteurs autour des antennes relais mais aussi de demander à entrer dans le cercle des villes demandant la mise en place d'une expérimentation en abaissant le taux d'émission des antennes relais à 0.6 V/m. 

Du côté des habitants du Faouët, l'idée fait son chemin, surtout dans le quartier de Restalgon où se trouvent implantées 3 antennes relais, avec la mise en place d'un blog consultable sur http://ondes.aufaouet.net